En cette rentrée scolaire, il est beaucoup question de l’usage de l’intelligence artificielle (IA) et des réseaux sociaux, chez les jeunes singulièrement, avec l’interdiction de l’utilisation des téléphones portables dans les établissements scolaires : dans ce domaine, l’Union européenne a un rôle majeur à jouer.
Le règlement européen sur l’IA (IA Act), en vigueur depuis le 2 août, oblige les fournisseurs de contenus à indiquer si ceux-ci sont générés par l’IA. Il en va des droits à l’information pour tous les citoyens européens, de la protection des libertés. Ce règlement apporte également des mesures de sécurité, en particulier pour les contenus dans les secteurs de la santé, des transports, de l’éducation.
Il importe que les pouvoirs publics soient volontaristes pour protéger les usagers de la désinformation ou manipulation, mais aussi des excès des réseaux sociaux. La technologie doit rester au service de l’humain pour son développement et son épanouissement. C’est un enjeu de santé publique.
Notre époque est confrontée de plus en plus à des attaques contre une information de qualité, avec une confusion croissante et entretenue entre le réel et le virtuel, une vulnérabilité aux ingérences renforcées par le numérique. C’est un défi majeur à relever pour notre civilisation qui repose sur une éducation de qualité, une communication humaine dynamique et riche, mais fondée sur le respect et la sincérité, non soumises aux manipulations.
La Maison de l’Europe et ses partenaires défendent ce modèle de société de citoyens libres, autonomes, vigilants et bienveillants, dans l’échange direct ou dans les usages numériques, qu’il ne faut pas proscrire mais maîtriser. Le numérique n’est pas une fin en soi, mais un outil qui doit favoriser l’esprit critique, la diversité et la vérification des sources, le recoupement d’informations, la concentration et la réflexion humaine.
Par ailleurs, la sobriété numérique, et notamment dans l’usage de l’IA, est essentielle pour préserver la planète et son climat, au regard de l’empreinte écologique en jeu (4,4 % de l’empreinte carbone), avec la ponction des ressources en eau, très utilisées en particulier par les data centers, les émissions de gaz à effet de serre, la pollution numérique (due à la fabrication exponentielle de produits numériques), la surconsommation électrique. L’IA générative est particulièrement consommatrice d’énergie. Nos comportements individuels et collectifs avec le numérique sont devenus un enjeu majeur du développement durable et de lutte impérieuse contre le réchauffement climatique.
Par ces actions et ses partenariats, en premier lieu avec de nombreuses associations, et en lien en particulier avec les établissements scolaires et d’enseignement supérieur, la Maison de l’Europe contribue à éclairer ces enjeux.
Retrouvons-nous fin septembre pendant la Nantes Digital Week pour débattre sur le sujet.
Pour plus d’informations, venez nous rencontrer lors des portes ouvertes d’Europa Nantes, le 5 septembre.
Bonne rentrée à toutes et à tous !
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Karine DANIELPrésidente de la Maison de l’Europe à Nantes



