La journée mondiale des océans, célébrée le 8 juin, met en perspective le rôle que jouent les océans dans la conservation de notre environnement. Proposée en 1992 à l’occasion du Sommet de la Terre organisé par les Nations Unies à Rio, cette célébration a pour objectif de nous rappeler que les océans sont des régulateurs climatiques souvent négligés dans les discussions environnementales. Pourtant, ils produisent plus de 50% de l’air que nous respirons : préserver les océans est donc vital pour la qualité de notre air. De plus, plus de 3 milliards de personnes dépendent directement des ressources de l’océan pour subvenir à leurs besoins alimentaires. Ils sont également un puissant levier contre le réchauffement climatique, en absorbant plus de 30% du dioxyde de carbone émis par les activités humaines. La journée des océans met ainsi en lumière la protection des espèces menacées, la lutte contre la pollution marine et l’importance de la mobilisation afin d’en faire un enjeu politique et global. La promotion de solutions durables afin de protéger la biodiversité marine est également un enjeu majeur de cette journée. Face aux 8 millions de tonnes de déchets déversés chaque année dans les océans, l’action devient urgente pour limiter les effets nocifs de la surpêche et protéger les ressources marines.
La sauvegarde des océans constitue un enjeu politique majeur, la coopération entre états étant nécessaire à la mise en place d’une gestion durable. En effet, au-delà des ressources maritimes, l’océan abrite des infrastructures essentielles à l’activité humaine : câbles électriques, ressources minières et énergétiques. Ces espaces très convoités sont donc au cœur des revendications stratégiques de différents acteurs. L’Union européenne tente de se positionner en tant qu’acteur clé dans la protection des océans. Pour ce faire, l’UE a mis en place l’Agence Européenne pour l’Environnement (AEE), compétente pour fournir des informations afin de soutenir le développement durable en Europe. L’engagement de l’Union européenne en faveur de la protection des océans s’inscrit également dans le cadre du Pacte vert pour l’Europe, qui vise à faire de l’Europe le premier continent climatiquement neutre d’ici 2050. La préservation des écosystèmes marins est considérée comme un élément essentiel de cette transition écologique. L’UE a ainsi adopté plusieurs stratégies visant à restaurer la biodiversité marine et à réduire les pressions exercées sur les milieux marins.
Ainsi, l’Union européenne joue un rôle central dans la protection de ces milieux en adoptant différents instruments de politique environnementale. Parmi ceux-ci, le principe du pollueur-payeur occupe une place essentielle. Il impose à l’auteur d’une pollution de supporter les coûts des mesures nécessaires pour prévenir, limiter et réparer les atteintes portées à l’environnement. Issu d’une recommandation du Conseil de l’OCDE(Organisation de coopération et de développement économiques), ce mécanisme établit une conséquence concrète pour toute personne ou entité portant atteinte à l’environnement. La Commission européenne ainsi que le Parlement européen veillent à ce que ce principe soit appliqué par chaque pays membre.
À la Maison de l’Europe de Nantes, la préservation des océans constitue une thématique particulièrement importante. Dans ce cadre, Fanny Grassiet, responsable des actions pédagogiques et des activités scolaires, a développé une offre éducative intitulée « Europe et environnement », destinée aux publics scolaires et aux groupes.
Ce programme comprend notamment un module consacré aux océans et aux marées, animé sous forme sous forme de jeux sur le toucher, à l’aveugle. Cette animation sert de point d’entrée pour sensibiliser les participants à plusieurs enjeux environnementaux et aux actions menées à l’échelle européenne.
Elles permettent ainsi d’aborder des sujets tels que les labels biologiques appliqués aux produits de la mer, le projet CleanAtlantic, ainsi que les programmes européens LIFE et Horizon dédiés à la protection de l’environnement et à l’innovation. Les participants découvrent également la Convention OSPAR (Oslo-Paris), accord international réunissant quinze États membres de l’Union européenne et cinq États non-membres, visant à protéger l’Atlantique du Nord-Est contre la pollution et la surexploitation des ressources marines. Pour en savoir + : pedagogie@maisoneurope-nantes.eu
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.Ok